Profil
Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Éviter l'humiliation face à cet objectif
Éviter l'humiliation face à cet objectif
Il est vrai que la crise couvait depuis des mois, et ces dernières semaines elle s’est fait jour. Ce jeudi 5 janvier 2006, une marche de protestation, quoique timide, ainsi que des débats radiophoniques ont eu lieu à Lomé. Tout porte à croire que ce mécontentement se poursuivra demain vendredi devant le refus des joueurs Togolais de voyager sur Paris pour entamer les préparatifs en vue de la participation de l’équipe nationale du Togo, Les Éperviers, à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2006). Le motif est simple : au lieu des 2 millions de Francs CFA demandés, chacun des joueurs a reçu 500 000 F CFA de prime de la Fédération Togolaise de Football (FTF). Malheureusement pour le président de la FTF, des joueurs professionnels à forte personnalité se trouvent actuellement à Lomé et ont convaincu leurs camarades locaux de pas accepter cette somme dérisoire… La situation mérite que l’on s’y arrête et le gouvernement semble s’investir à « Rétablir le dialogue » entre les joueurs et la FTF dont une certaine gestion solitaire est tout simplement à déplorer. Il n’est pas trop tard de mieux faire : éviter la démobilisation des troupes et l’humiliation nationale après une si brillante qualification à la CAN et à la Coupe du monde du football, Allemagne 2006. Mon parti pris est clair et sans équivoque : vivement une gestion rigoureuse à la FTF! Je reste à l'écoute et, Dernière nouvelle ... Les joueurs ont eu gain de cause et ont reçu, chacun, les 2 millions; reste les primes de qualification toujours pendantes. Restons à l'écoute!

Horizon


Rédigé par psa le 05/01/2006 à 10:41



JUSTICIA
JUSTICIA
Une quinzaine d’années, seulement, a suffit au syndicaliste politicien Evo Morales pour arriver à la tête de sa Bolivie natale. L’événement fait histoire dans toute l’Amérique latine et le monde entier est prêt à accueillir ce président amérindien fraîchement élu : Fidel Castro, Jacques Chirac, Nelson Mandela, etc. Lui qui se déclare Petit frère du brésilien Lula, ami de José Bové, Diego Maradona et bien d’autres Chavez de ce monde, vient de faire la démonstration d’une efficacité politique face aux intérêts des compagnies pétrolières soutenues par les États Unis. Un tel triomphe démocratique est admirable. En Bolivie, rien n’est pourtant facile pour quiconque ose braver les espoirs d’un peuple si batailleur… Le Mouvement vers le socialisme (MAS) de Morales et de son colistier Gonzalo Sanchez doit résoudre l’énigme d’un pays aussi riche en pétrole et en gaz, qui demeure néanmoins frappé d’une pauvreté qui le rapproche du moins nanti de la région : Haïti. Cherchons l’erreur économique et accueillons l’ancien dirigeant des cultivateurs de coca t par le drapeau identitaire multicolore de Tawantinsuyu, territoire ancestral des peules autochtones de l’Amérique latine. La Bolivie ne sera plus jamais la même... L'année Morales commence: 2006! Qu'elle nous soit meilleure.

Horizon


Rédigé par psa le 31/12/2005 à 00:32



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