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Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Renoir
Renoir
Recommence la confusion à laquelle le site gouvernemental republicoftogo.com sait bien se prêter, malheureusement, lorsqu’il choisit de se mettre au service de certaines mains gantées en ambitions illégitimes. Que désordre soit installé entre les deux clans de la Fédération Togolaise de Football (FTF), rien de nouveau. Et, celui que l’on désigne « Le sélectionneur français Henri Stambouli » et auquel l’on prête les dires : «Je ne peux plus supporter cette cacophonie et le désordre qui règne au sein de l'instance dirigeante du foot au Togo" s’en va aussi parce que ce n’est pas le bon choix dans les circonstances –à mon sens un choix précipité sans garantie de financement, et surtout parce qu’il n’est justement pas payé par le gouvernement togolais. Cette démission ouvre de nouveau la porte aux caciques et amis de l’illégitime et défunt CPG, le Comité provisoire de gestion. Voilà que notre ami Bernard Walla dont la seule ambition est de gérer la FTF sans y être élu, se remet à l’œuvre, directement ou par personne interposée. Avant, c’était Séyi Memène dans une opposition démesurée et déguisée à Tata Avlessi jusqu’à la sanction de la CAF. Maintenant, face à l’antagonisme avéré entre Tata Avlessi et Gabriel Ameyi, il apparaît clairement que les sorties intempestives et ces mini feux allumés ici et là sont loin d’être innocents, s’ils ne sont pas l’œuvre de ces mauvais conseillers qui essaiment autour de Tata Avlessi pour alimenter sa fermeté dépassée et désormais nuisible, en même temps que contraire aux souhaits du dernier congrès de la FTF à Sokodé. La paralysie de la FTF est aussi le résultat de l’inaction passée du gouvernement togolais, depuis les élections de ce bureau exécutif de la FTF. Il est vrai qu’un tardif réveil gouvernemental s’est opéré à travers ce comité de recours constitué par Pascal Bodjona, Antoine Folly et le général Gnofame. Je comprends mal comment le vice-président de l’Asko peut passer outre ce comité tampon pour saisir la Caf et la Fifa du désormais désordre légendaire de la FTF. L’information tronquée dont le site gouvernemental, republicoftogo.com, se fait encore le diffuseur n’aide en rien la réalité à la FTF. Cette réalité est simple sans qu’elle ne soit l’idéale : il s’agit de faire une Gestion de crise, un véritable Damage Control, jusqu'à ce que le mandat soit épuisé et qu’une autre élection, tout aussi crédible, soit organisée. Il va falloir que Pascal Bodjona dise clairement à nos amis Walla, Sronvi et autres Dogbatsé qu’ils n’ont qu’à prendre leur mal en patience et se préparer à gagner dans des élections régulières plutôt que chercher à se faire nommer pour diriger la FTF. Le prétexte de désordre à la FTF ou d’honneur du Togo ne justifient en rien l’intrusion de l’illégalité dont certains sont les défenseurs acharnés. C’est ainsi avec les règles de la Fifa! À moins que ceux-là poussent le gouvernement à la dissolution de la FTF; ce qui entrainerait la suspension du Togo dans les compétitions du football, sans pour autant aider en rien leurs propres ambitions de s’emparer de la FTF. Dans cette hypothèse, la Fifa devra alors exiger le retour à la légalité, le même bureau élu et désordonné de la FTF, avant toute autre action. Juste laisser faire l’honneur du Togo et que chacun d’entre-nous s’occupe du sien. Le Togo n’en sera que mieux servi.

Mot à Maux


Rédigé par psa le 01/09/2008 à 00:21
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