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Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Nombreux sont déjà les signataires: Nasser Al-Ochman, secrétaire général du syndicat de journalistes du Golfe-Qatar ; Alaa Aswany, écrivain Egypte ; Ahmed Benchensi, Directeur des publications hebdomadaires Nichane et Tel Quel, Maroc ; Maurice CHADI Directeur Général du group Eco Press, Benin ; Souleyman Diallo : Diorecteur de publication du Lynx, Guinée Conakry ; Aboubaker Jamaï, fondateur du journal hebdomadaire, Maroc ; Moussa Kaka, directeur du groupe de radio Saraounia FMNiger ; Gisele khoury, journaliste à la chaine Pan Arabe Al Arabia, Liban ; Moncef Marzouki, écrivain, Tunisie ; Germain Bitiou Nana, Directeur de publication de L’Evénement, Burkina Fasso ; Pius N Njawe, Directeur du Messager, Cameroun ; Sari Nuseibeh, président de l’université Al Quds de Jérusalem, Palestine ; Yalder Bégoto Oulatar, Directeur de publication de N’Djamena Hebdo, Tchad ; Babacar Touré, président du groupe Sud Communication, Sénegal. Si vous souhaitez vous joindre a cet appel, les nouvelles signatures sont à adresser au centre de Doha pour la liberté d’information en utilisant le courriel: contact@dohacentre.org


Pierre Bonnard
Pierre Bonnard
La diversité d’expression et, surtout, la liberté de ton disparaissent peu à peu. Poursuites abusives, perquisitions, gardes à vue musclées, les journalistes sont dans le collimateur du pouvoir. Des médias tenus par quelques barons de l’industrie, une réforme de la télévision publique qui ressemble à une reprise en mains, une législation qui ne garantit pas suffisamment la protection du secret des sources – pourtant « pierre angulaire » de la liberté d’informer si l’on en croit la Cour européenne des droits de l’homme - : la France n’est pas, ou n’est plus, un exemple en matière de liberté de la presse, une liberté pourtant essentielle à l’exercice des autres libertés. Ce constat ne concerne pas que les Français. Parce que la France, forte de son histoire et de ses traditions, est toujours une référence pour bon nombre d’hommes et de femmes épris de liberté ailleurs dans le monde. Parce que la France continue à inspirer la législation de nombreux pays, et pas seulement celle de ses anciennes colonies. Parce que la France, enfin, se présente elle-même comme « la patrie des droits de l’homme » et « le pays des libertés », nous prenons aujourd’hui la parole. Originaires du Sud, sans vouloir à notre tour donner des leçons en matière de libertés, nous estimons dans notre intérêt bien compris de soutenir une France libre de sa parole diverse, capable de servir de référence. Si l’on n’y prend garde, ce ne sera bientôt plus le cas. Il est essentiel que la France sache se faire entendre, se faire respecter, sache dire non – comme elle l’a fait à la veille de l’invasion de l’Irak par les forces américaines. Les manquements à la liberté de la presse en France sont autant de coups portés à son image, à son autorité dans le monde. Les défenseurs des droits de l’homme ne peuvent s’y résigner. Et nous sommes de ceux-là.

Mot à Maux


Rédigé par psa le 19/12/2008 à 11:19
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