Profil
Pierre S. Adjété
Pierre S. Adjété
Né à Lomé, PSA a fait ses études au Togo, au Gabon et au Canada. Actuellement fonctionnaire dans l’administration fédérale canadienne, PSA est partisan du « Grand Pardon » et adepte de l’Éthique dans l’espace public; il est un acteur engagé dans des initiatives citoyennes et républicaines.




Aube nouvelle?
Aube nouvelle?
Merveilleux que ce mois de mars qui nous offre une élection exemplaire au Bénin; surtout une volonté de changement réel à la hauteur d'une consolidation de la démocratie ou d'une Révolution tranquille. C'est selon! Mais, tout reste à venir nous prévient-on.

« Le Président Mathieu Kérékou n’avait pas de parti politique, charles de Gaulle non plus, et ils avaient raison. J’ai été de ceux qui ont préconisé la création d’un parti par le Président SOGLO qui n’en voulait pas, et j’ai contribué à la fondation de la Renaissance du Bénin, je le regrette. On a vite fait d’installer un clientélisme qui laisse de côté la crème et la fine fleur de la Nation, et on s’enferme dans les mêmes couloirs que le parti unique... Dans des pays comme les nôtres, il y a tellement de travail pour tout le monde, et le chômage est un gros scandale, parceque, avec le système des partis vont nécessairement les nominations politiques de gens médiocres et l’obligation d’alimenter les caisses des formations politiques. C’est l’une des causes du développement de la corruption. Finalement, le système des partis avec l’excès des formations politiques a tué le sens du parti et dévalorisé toutes les pratiques partisanes. Mais comment construire la Démocratie sans les partis politiques ? Une réflexion commune est à entamer sur le sujet : la Société Civile naissante et le peuple mûri par tant de misères ont imposé leurs volontés dans tout ce long processus électoral qui restera un moment historique de notre politique nationale.
On cherche en vain l’animation de la vie politique nationale par les partis, on a recherché en vain le poids et le concours des partis lors des scandales successifs de la SONAPRA, de la SONACOP, des GSM, de l’Affaire TITAN... L’Assemblée Nationale a montré son impuissance pour ne pas dire son refus « d’embarrasser » le Chef de l’Exécutif. On a tourné en rond. Les gens honnêtes ont du mal à travailler honnêtement, les délinquants défient tout le monde par leur arrogance et leurs marches de gens repus et intouchables. Et beaucoup d’entre eux ont aujourd’hui le culot de vous entourer, de vous encombrer et de faire chorus à la volonté populaire de changement. »

Adrien Ahanhanzo Glèlè
Président de Transparency International Bénin
Extrait de Lettre ouverte au Président Yayi Boni
Mars 2006

Mot à Maux


Rédigé par psa le 30/03/2006 à 12:31